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Draa-Tafilalet, au coeur de l’histoire

La vallée de Drâa, foyer de la Dynastie Saadienne

Draa-Tafilalet, au coeur de l’histoire



Par son passé riche en évènements et en figures emblématiques, la région Drâa-Tafilalet occupe une place particulière et privilégiée dans l’histoire du Maroc. Le Sud marocain a été un foyer d’Hommes d’États fondateurs d’empires comme ceux des Almoravides, des Almohades, des Saadiens et des Alaouites. Ces hauts lieux de l’Histoire marocaine et méditerranéenne maghrébine sont à (re)découvrir avec nos enfants et petits-enfants, notamment ceux des Dynasties Saadiennes et Alaouites.

La vallée de Drâa, foyer de la Dynastie Saadienne


La vallée du Drâa a contribué à cette construction étatique du Maroc avec l’avènement de la Dynastie Saadienne dont le berceau se situe à Tagmaddert, dans l’oasis de Fezwata, le long du coude du Drâa moyen, au sud-est de Zagora. Cet événement a coïncidé avec l’occupation des côtes marocaines par les puissances ibériques portugaise et espagnole à partir du XVème siècle, dans le cadre de leur expansion coloniale. Ainsi, face à l’incapacité de la Dynastie des Wattassides à déloger les portugais, notamment à Agadir, les cheikhs de confréries religieuses jazoulites et les chefs de lignages du Souss font appel au Chérif Sâadien Mohamed Ben Abderrahman Al-Qaim Bi Amrillah installé à Tagmaddert, et ce afin de diriger le jihad (guerre sainte) contre les occupants. Cet acte qui marque la naissance de la Dynastie Sâadienne après l’allégeance faite au chef saadien en 1510 à Tidssi, a été favorisé par le Cheikh de la Zaouia d’Aqqa, dans le Bani, Mohamed Ben Mbarelk Al-Aqqaoui qui décline l’offre d’être investi prince du Jihad et a orienté les dignitaires du Souss vers les Chorfa Saâdiens, installés à Tagmaddert, depuis le XIIème siècle, date de leur arrivée d’Orient.

La bataille de Bougafer du 25 mars 1933

Le Jbel Saghro, fief de la tribu des Aït Atta, a connu, dans les années trente, et ce, suite à la signature du traité de Protectorat en mars 1912, une des plus farouches et courageuses batailles contre l’occupation coloniale française, à savoir celle de Bougafer du 25 mars 1933.

Retranchée dans le Jbel Bougafer, la fière tribu des Ait Atta nomade a résisté courageusement aux offensives françaises et a refusé toute tentative de reddition. Ce n’est qu’après 42 jours de résistance acharnée que les combattants finissent par négocier. Pour cause : l’armée française, soutenue par des soldats d’infanterie, a lancé des bombardements aériens suite à un sévère blocus.

Les deux chefs de la résistance Bassou et Assou Ou Baslam finissent par se rendre à proximité de la Zaouia Khouya Brahim, et ce en présence des généraux Catroux, Hurè et Girand. Le célèbre capitaine de Bournazel trouvera la mort dans ce combat qui a duré plus d’un mois, en effet la bataille de Bougafer s’étalera du 13 février au 25 mars 1933, et causa la perte de 1 300 résistants d’Ait Atta, contre 3 500 soldats français…

La bataille du Mont Baddou du 26 août 1933

Au nord de Jbel Bougafer, une autre bataille a pris fin le 26 août 1933 contre l’occupation française, c’est celle du Mont Baddou, toujours sur le versant sud du Haut Atlas central. L’armée coloniale y a mobilisé contre les combattants Ait Hdidou et Ait Morghad quatre groupes mobiles massivement armés, ceux de Meknès, du Tadla, de Marrakech et des confins, appuyés par l’aviation et commandés par pas moins de quatre généraux, Catroux, Giraud, Huré et Juin. Au terme de cette bataille acharnée, le chef de la résistance Zaïd ou Skounti, finit par se rendre au groupe mobile des confins en présence du général Giraud. Il est à signaler que l’opération de « pacification » du Maroc, menée par l’armée française contre la résistance n’a pris fin dans le sud marocain qu’en mars 1934 avec la réddition des Ait Khabbache à l’aval de oued drâa, au sud d’Aqqa et celle de Abdallah Zakour chef de la résistance dans l’Anti-Atlas occidental, et ce suite à la bataille d’Ait Abdallah.

Des bagnes pour l’emprisonnement des nationalistes

Par ailleurs et dans le cadre de la lutte contre le Mouvement National, et pour sévir contre toute forme de revendication d’Indépendance et de retour d’exil du sultan Sidi Mohamed Ben Youssef, les autorités du Protectorat ont procédé à la mise en place du sud des Atlas de plusieurs bagnes pour emprisonner les nationalistes. Il s’agit des prisons de Tinejdat, d’Alnif, Boudnib, Rich et Aghbalou N’kerdous. Cette dernière, située à l’ouest d’Errachidia, a hébergé en 1953 un groupe important de militants de l’Indépendance dont Mokhtar Soussi, Mehdi Ben Barka, Abdelaziz Ben Driss, Mohamed Brahim El Kettani, Driss Al Mhamdi, Abdelkrim Ben Jelloun, Ahmed Ben Kassem Al Figuigui, Faddoul Sayarh, Sidi Bamouh Chikhi, Mimoun Tigzarti, Moulay Abdellah Al Midelti, Moulay Hachem Al Izaroui, Moulay Ahmed Al Mrirti, …

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